Plans sociaux et faillites en FranceLes entreprises de 50 salariés et plus qui licencient, ferment ou passent devant le tribunal de commerce. Mis à jour chaque jour, chaque ligne avec sa source.

Voir l'infographie : un an de faillites, carré par carré Explorer et filtrer les données

21entreprises de 50 salariés et plus entrées en procédure ces 30 derniers jours
3 450salariés au minimum dans ces entreprises
528plans de licenciement recensés par la CGT depuis 2023
08/10 21h15dernière mise à jour
55 763procédures collectives ouvertes depuis le 1er janvier 2026Décompte exact au BODACC (2026-10-08 21:15 UTC) : 55 763.
16 616emplois dont la suppression est annoncée (minimum)57 plans ou fermetures. Liste CGT et presse ; la presse n'est collectée que depuis le 2026-10-08, la liste CGT couvre toute l'année.
30 450salariés d'entreprises de 50 salariés et plus entrées en procédure307 entreprises. Ce ne sont pas des licenciements.

Les défaillances d'entreprises : où en est-on ?

70 605 défaillances d'entreprises sur les douze mois à fin juillet 2026, soit +4,6 % sur un an, selon la Banque de France (chiffre officiel, environ deux mois de recul).

Signal plus récent, le BODACC : 34 872 jugements d'ouverture publiés entre avr. 2026 et sept. 2026, 0 % par rapport aux mêmes mois un an plus tôt (hors Alsace-Moselle). Ce décompte est irrégulier : la tendance de fond est celle de la Banque de France.

oct. 2024 : 7 349 (an dernier : 6 059)oct. 24nov. 2024 : 6 701 (an dernier : 6 290)déc. 2024 : 7 120 (an dernier : 6 512)janv. 2025 : 5 651 (an dernier : 4 811)janv. 25févr. 2025 : 6 657 (an dernier : 6 603)mars 2025 : 7 011 (an dernier : 7 071)avr. 2025 : 6 300 (an dernier : 5 695)avr. 25mai 2025 : 6 550 (an dernier : 5 740)juin 2025 : 6 125 (an dernier : 6 456)juil. 2025 : 7 051 (an dernier : 7 173)juil. 25août 2025 : 3 521 (an dernier : 3 004)sept. 2025 : 6 123 (an dernier : 5 634)oct. 2025 : 7 837 (an dernier : 7 349)oct. 25nov. 2025 : 6 400 (an dernier : 6 701)déc. 2025 : 7 543 (an dernier : 7 120)janv. 2026 : 5 814 (an dernier : 5 651)janv. 26févr. 2026 : 6 715 (an dernier : 6 657)mars 2026 : 6 424 (an dernier : 7 011)avr. 2026 : 7 233 (an dernier : 6 300)avr. 26mai 2026 : 5 774 (an dernier : 6 550)juin 2026 : 6 475 (an dernier : 6 125)juil. 2026 : 6 683 (an dernier : 7 051)juil. 26août 2026 : 2 838 (an dernier : 3 521)sept. 2026 : 5 987 (an dernier : 6 123)

Barres : jugements publiés au BODACC par mois. Trait jaune : même mois un an plus tôt. Toutes tailles d'entreprise. Tous les chiffres : secteurs, départements, créations.

Départements où ça monte

Non comparables : 67 (−62 %), 68 (−86 %), 57 (−95 %) (Moselle, Bas-Rhin, Haut-Rhin) affichent un effondrement brutal à partir de fin 2025 qui ressemble à un changement de publication dans la source, pas à une amélioration. Les départements dont la hausse repose sur un seul mois sont écartés du classement.

Version « 50 salariés et plus » en cours de constitution : historique BODACC couvert du 2026-03-02 au 2026-10-05.

Licencier malgré les bénéfices, après des aides ?

51 des 146 entreprises annonçant un plan social ou une fermeture (identification sûre, comptes récents) avaient un résultat net positif sur leur dernier exercice publié. 12 avaient reçu une aide de l'ADEME ou été lauréates de France Relance dans les 24 mois précédant l'annonce.

Dernier exercice bénéficiaire

Aide puis annonce

Forte dépendance à la commande publique

Entreprises distinctes (SIREN), plans sociaux et fermetures, identification sûre (SIREN fourni, établissement de l'entreprise dans la commune, ou nom avec établissement dans le département) et comptes d'un exercice antérieur ou égal à l'année de l'annonce (au plus 2 ans avant). Un seul exercice (le dernier publié) est disponible par entreprise : « bénéficiaire » signifie résultat net positif sur cet exercice. Une corrélation n'est pas un lien de cause à effet : une aide à un projet ne finance pas le plan social. Dates de l'annonce au mois près.

LiquidationRedressementSauvegardePlan socialFermeture

Derniers événements

Questions fréquentes

Combien de faillites d'entreprises en France en 2026 ?

Selon la Banque de France, 70 605 défaillances d'entreprises ont été prononcées en France sur les douze mois d'août 2025 à juillet 2026, soit +4,6 % sur un an (série publiée par l'INSEE). Depuis le 1er janvier 2026, le BODACC a publié 55 763 jugements d'ouverture de procédure collective (sauvegardes comprises), d'après le décompte de ce site au 8 octobre 2026.

Les faillites d'entreprises augmentent-elles en France ?

Oui : +4,6 % sur douze mois glissants à fin juillet 2026 selon la Banque de France (70 605 contre 67 505 un an plus tôt). Les plus fortes hausses parmi les grands secteurs : enseignement, santé humaine, action sociale et services aux ménages (+12,4 %), soutien aux entreprises (+9,2 %), hébergement et restauration (+7,4 %). Les chiffres de la Banque de France sont publiés avec environ deux mois de retard ; le décompte quotidien du BODACC donne un signal plus récent mais plus irrégulier.

Combien de plans sociaux en France en 2026 ?

Ce site recense 57 plans de licenciement, suppressions de postes ou fermetures annoncés depuis le 1er janvier 2026, pour au moins 16 616 emplois (chiffres annoncés, dédoublonnés par entreprise). La liste vient surtout de la « liste noire » publiée par la CGT, complétée par la presse depuis octobre : ce n'est pas un décompte officiel des plans de sauvegarde de l'emploi.

Quelles entreprises de plus de 50 salariés sont en redressement ou en liquidation judiciaire ?

Les dernières publiées au BODACC : SURFILM PACKAGING (MEDIS 17), redressement le 1er octobre 2026; PARTYLITE SARL (PUTEAUX 92), liquidation le 29 septembre 2026; TROPHY (CARRIERES-SUR-SEINE 78), redressement le 28 septembre 2026; FOULON SOPAGLY (MACON 71), redressement le 25 septembre 2026; RMS EVENT'S (MARSEILLE 13), redressement le 23 septembre 2026. La liste complète, mise à jour chaque jour, est sur la page d'accueil du site.

Combien d'entreprises sont créées en France chaque année ?

1 254 811 créations d'entreprises sur les douze mois à fin août 2026 (+11,4 % sur un an, INSEE), dont 66,5 % de micro-entrepreneurs. Comparer créations et faillites ne donne pas un solde d'emplois : la plupart des créations n'ont pas de salarié.

D'où viennent ces chiffres et sont-ils fiables ?

Des sources publiques : BODACC (jugements des tribunaux de commerce), Banque de France et INSEE (séries officielles), API Recherche d'entreprises (effectifs, comptes), URSSAF (emploi local), DECP et ADEME (marchés et aides), liste CGT des plans de licenciement et presse. Les effectifs sont des ordres de grandeur, les rapprochements par nom d'entreprise peuvent se tromper de filiale ; la page Méthode détaille les écarts connus et les corrections.

Méthode en bref

Faillites. Le chiffre de référence est celui de la Banque de France (défaillances à la date du jugement, publiées par l'INSEE avec environ deux mois de recul). Le site y ajoute un décompte quotidien des jugements d'ouverture publiés au BODACC, plus récent mais irrégulier.

Entreprises de 50 salariés et plus. Chaque procédure est rapprochée de l'effectif déclaré à l'INSEE (tranche, donc un ordre de grandeur). Un redressement n'est pas un licenciement ; une liquidation entraîne en général la perte de tous les postes.

Plans sociaux. « Liste noire » de la CGT (source syndicale) et presse régionale et nationale, avec l'effectif annoncé et le lien vers la source.

Recoupements. Comptes (un exercice), marchés publics (DECP, hors accords-cadres), aides (ADEME, France Relance, minimis), emploi local (URSSAF). La fiabilité de chaque rapprochement est indiquée ; un rapprochement par nom seul peut viser la maison mère.

Détail des sources, écarts connus et journal des corrections : méthode complète. Données : CSV et JSON. Une erreur ? quentinclosset@gmail.com.